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Mais l’éclat des lointains

Bois, laiton chromé, aluminium, résine de papier, pvc, peinture acrylique, nacre… – 2018

Si, par la production d’un son et le phénomène de l’écho, il est possible d’appréhender un espace et d’apprécier une distance, ces données demeurent abstraites tant que physiquement cet espace n’aura pas été traversé, que cette distance n’aura pas été parcourue.

Aussi ce phénomène peut-il être perçu comme le symbole de l’écart existant entre la volonté de connaissance et sa réalisation concrète.

« Mais l’éclat des lointains » se présente comme la mécanique éclatée de la production de l’écho, dont tous les éléments orbitent les uns autour des autres sans jamais pouvoir s’atteindre. Ils n’interagissent que par le biais de leur éclat, c’est-à-dire en se réfléchissant les uns les autres. Il faut y voir un parallèle avec l’exploration spatiale, qui, à mesure qu’elle progresse, est de plus en plus abstraite c’est-à-dire étymologiquement « séparée », car il y a une inadéquation essentielle, presque ontologique, entre l’être humain et ces lointains.

L’équilibre de l’ensemble est créé par une petite perle, qui concentre à elle-seule l’impossibilité du contact et en même temps la beauté de cette impossibilité, puisque c’est paradoxalement en raison de son inadéquation avec son milieu qu’elle a été recouverte de nacre et a atteint sa perfection.

 

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