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Mais l’éclat des lointains

Mais l’éclat des lointains

Mais l'éclat des lointains

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Bois, laiton chromé, aluminium, résine de papier, pvc, peinture acrylique, nacre… - 2018

Si, par la production d’un son et le phénomène de l’écho, il est possible d’appréhender un espace et d’apprécier une distance, ces données demeurent abstraites tant que physiquement cet espace n’aura pas été traversé, que cette distance n’aura pas été parcourue.

Aussi ce phénomène peut-il être perçu comme le symbole de l’écart existant entre la volonté de connaissance et sa réalisation concrète.

« Mais l’éclat des lointains » se présente comme la mécanique éclatée de la production de l’écho, dont tous les éléments orbitent les uns autour des autres sans jamais pouvoir s’atteindre. Ils n’interagissent que par le biais de leur éclat, c’est-à-dire en se réfléchissant les uns les autres. Il faut y voir un parallèle avec l’exploration spatiale, qui, à mesure qu’elle progresse, est de plus en plus abstraite c’est-à-dire étymologiquement « séparée », car il y a une inadéquation essentielle, presque ontologique, entre l’être humain et ces lointains.

L’équilibre de l’ensemble est créé par une petite perle, qui concentre à elle-seule l’impossibilité du contact et en même temps la beauté de cette impossibilité, puisque c’est paradoxalement en raison de son inadéquation avec son milieu qu’elle a été recouverte de nacre et a atteint sa perfection.

Forêt

Forêt

Forêt (série)

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Peinture à l’huile et acrylique sur toile de lin, encadrement- 2018 - 2020

Quand effacer revient à révéler. Forêt, le « hors de la cité », peut-être même hors du temps ; lieu sauvage de l’épreuve, de l'initiation. Foret, instrument servant à percer.

Des rayons X auraient permis de voir à l’intérieur d’une tapisserie : avant d’être recouverte de fils, la toile de lin aurait été peinte, et cette peinture découverte n’aurait rien à voir avec le motif brodé ultérieurement.

in L’Emanticipation daté du 21 mars 2028

La toile, c’est le rapport à la trame (de l’histoire), qui suggère une succession de couches. C’est également le support autorisant la mobilité de la peinture, à mi-chemin entre les fresques, qui restaient à demeure, et les tapisseries, qui furent les premières œuvres picturales itinérantes.

Certains tableaux sont la superposition de plusieurs œuvres dont nous ne pouvions admirer, jusqu’à récemment, que la couche la plus récente, la ou les couche(s) antérieure(s) ayant été recouverte(s). Ceux-là abritent donc des images fantôme, invisibles mais bien présentes.

Les nouvelles technologies permettent de dévoiler ces couches antérieures, et autorisent la cohabitation entre différentes temporalités.

Les Forêts proposent alors une réflexion sur l’évolution des œuvres d’art dans le temps, dans leur forme et leur réception.

Elles représentent l’écrasement, la superposition et la révélation de trois états de toiles fictives :

  • la première couche, qui apparaît seulement en partie (en bleu - blueprint), présenterait une toile vue aux rayons x ;
  • la deuxième couche est constituée d’une tapisserie en « verdure » d’Aubusson du XVIIIe qui aurait été tissée sur la toile peinte ;
  • la troisième couche est celle qui après gommage numérique, révélerait en partie la couche primitive et la ferait cohabiter avec la deuxième couche, créant une tierce image picturale, à mi-chemin entre présence et absence.

Ainsi le temps présent est-il figuré par la matérialisation concrète d’une coexistence a priori impossible.

L’Emanticipation (series)

L’Emanticipation (series)

L'Emanticipation

L'Emanticipation (série)

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Peinture à l'huile sur toile de lin pliée - 2016 - 2020

L'Emanticipation

L’Emanticipation est un quotidien de fiction, situé dans le futur, entre 2028 et 2051, entièrement peint à la main sur toile, et qui entend interroger sur le passage du temps, l’attention qu’on lui accorde et ce qu’il nous en reste.

Parfois uchronique, support pour des expériences picturales et littéraires comme pour des interrogations « moralistes », soit questionnant notre présent en sa qualité de « rédacteur-du-futur », L’Emanticipation se révèle être une matrice pour d’autres œuvres, telles que les Prétextes (dont découle le projet L’Armée des signes), les Forêts

Dans la veine de l’article inaugural de L’Emanticipation qui relatait, à la suite d’un énième échec spatial, la déréliction, ou sentiment d’abandon par Dieu, de nombreux articles et vignettes dépeignent une humanité dépassée par des changements qu’elle ne maitrise plus, mais qui ne s’est pas encore totalement résolue à s’abandonner à son sort.

L'Emanticipation
L'Emanticipation
L'Emanticipation
Chutes

Chutes

Armée des signes

Chutes

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Bois, films celluloid - 2016

Chutes

Sculpture conjuguant les trois sens de l’homonymie du mot « Chute » : constituée de petites bandes de films (composées de saisies d’écran réalisées depuis Youtube), illustrant des chutes d’individus ou d’éléments (météorite, éclair, etc…), se présentant comme une source ou chute d’eau…

Chutes peut être envisagée comme une somme de petites morts et de perpétuels recommencements.

Chutes
Sabemos de Aristarque

Sabemos de Aristarque

Sabemos de Aristarque

Sabemos de Aristarque

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Procédé photographique et peinture à l'huile sur papier sur toile + website - 2016 - 2017

Sabemos de Aristarque

Sabemos de Aristarque

Exhibition view (Point I, II, III, IV, V) – 2016-2017.

Le LHC (Grand Collisionneurs de Hadrons) du CERN, le plus grand accélérateur de particules au monde, emprunte sous-terre un parcours circulaire de 10 km de diamètre, à proximité de Genève, à cheval entre la Suisse et la France.

Ce complexe a été choisi comme point de départ d’une œuvre de réflexion sur le temps et l’espace.

Une tablette d’argile a été créée, représentant le parcours du LHC sur lequel ont été placés 12 points formant un dodécagone. Cette tablette a ensuite été brisée en 12 morceaux (des symboloï), de manière à ce que sur chaque morceau figure un point du dodécagone.

Un voyage a été entrepris pour aller sur les sites et retrouver les paysages correspondant aux coordonnées des 12 points du dodécagone. Pour chacun des 12 points, une photographie a été réalisée et le symbolon correspondant enfoui in situ.

Les douze œuvres composant «Sabemos de Aristarque» sont ces «impressions du soleil» sur lesquelles à chaque fois ont été peints le dodécagone et le symbolon correspondant.

Si ces œuvres sont irrémédiablement liées à leurs sites et à leurs symboloï, elles sont également liées les unes aux autres : elles composent une chaîne dans le temps et dans l’espace.

Le site internet www.sabemosdearistarque.com a été créé pour suivre leurs déplacements, ainsi que les nouvelles formes qu'elles constitueront, une fois reliées, au fil du temps.

Sabemos de Aristarque co-existe donc dans trois dimensions parallèles : les lieux des points et des prises de vues ; les œuvres qui en ont été produites et qui sont destinées à voyager ; et le site internet, mémoire de l'origine et des déplacements. Il peut apparaître comme une constellation en perpétuel mouvement.

Cette œuvre est intitulée « Sabemos de Aristarque » en l’honneur d’Aristarque de Samos, mathématicien et astronome grec du IIIème siècle avant JC, qui a déduit, sur la base de la géométrie et de ses observations, les distances entre la Terre, la Lune et le Soleil, ainsi que l’héliocentrisme.

Sabemos de Aristarque

Sabemos de Aristarque

Point VIII, Photographic process, oil painting on paper on canvas, 40 cm x 50 cm – 2016-2017.

Sabemos de Aristarque

Sabemos de Aristarque

Point X, Photographic process, oil painting on paper on canvas, 40 cm x 50 cm – 2016-2017.

Sabemos de Aristarque

Sabemos de Aristarque

Capture d’écran du site www.sabemosdearistarque.com

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