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Visions Liminaires

Visions Liminaires

Visions Liminaires

Visions Liminaires

– Pigment prints Fine Art, cuts – 2015-2016.

The Visions Liminaires series offers a visual study of the historical echoes phenomena.

Each piece of this series takes the form of a combination of images from a variety of sources, but all depicting key historical moments.
The images consist in circular cutouts of different sizes, superimposed over one another: in the forefront, the cutout in the bigger and paler picture allows smaller and smaller (and darker and darker) pictures to be seen.
Positioned at the bottom of the assemblage, almost illegible, the smallest and darkest picture can be considered as its core, the origin of other events (more easily visible), that would have interacted freely which each other.

Referring to Dante Alighieri’s cosmology in The Divine Comedy, the Visions Liminaires series suggests that the matrix of an historical event should be a relatively innocuous fact which, after having resonated with other elements (possibly anachronistic), would have taken unexpected proportions and orientation.

More works :

Forêt II

Forêt II

Forêt II

– Peinture à l’huile et acrylique sur toile, 89 cm x 116 cm – 2019.

Quand effacer revient à révéler.

 

Forêt, le “hors de la cité”, peut-être même hors du temps ; alors lieu sauvage de l’épreuve, de l’initiation.
Foret, instrument servant à percer.

 

Des rayons X auraient permis de voir à l’intérieur d’une tapisserie :
avant d’être recouverte de fils, la toile de lin aurait été peinte,
et cette peinture découverte n’aurait rien à voir avec le motif brodé ultérieurement.

in L’Emanticipation daté du 21 mars 2028

 

La toile, c’est le rapport à la trame (de l’histoire), qui suggère une succession de couches. C’est également le support autorisant la mobilité de la peinture, à mi-chemin entre les fresques, qui restaient à demeure, et les tapisseries, qui furent les premières œuvres picturales itinérantes.

Certains tableaux sont la superposition de plusieurs œuvres dont nous ne pouvions admirer, jusqu’à récemment, que la couche la plus récente, la ou les couche(s) antérieure(s) ayant été recouverte(s). Ceux-là abritent donc des images fantôme, invisibles mais bien présentes.

Les nouvelles technologies permettent paradoxalement de dévoiler ces couches antérieures, et autorisent la cohabitation entre les différentes temporalités.

A partir de ce constat, les Forêts proposent une réflexion sur l’évolution des œuvres d’art dans le temps, dans leur forme et leur réception.

Elles représentent l’écrasement, la superposition et la révélation de trois états de toiles fictives :

  • la première couche, qui apparaît seulement en partie (en bleu – «blueprint»), figurerait une toile vue aux rayons x ;
  • la deuxième couche est constituée d’une tapisserie en « verdure » d’Aubusson du XVIIIe qui aurait été tissée sur la toile peinte ;
  • la troisième couche est celle, contemporaine, qui après gommage numérique, révélerait en partie la couche primitive et la ferait cohabiter avec la deuxième couche, créant une tierce image picturale, à mi-chemin entre présence et absence.

Ainsi le temps présent est-il figuré par la matérialisation concrète d’une coexistence a priori impossible.

More works :

Stromboli

Stromboli

Stromboli

Stromboli

– Video, 2 min 30, en boucle, muet – 2006.

Stromboli

sous titre

Tournée sur l’ile italienne de Stromboli, dont le volcan éponyme n’a jamais cessé d’être en activité depuis plus de 2500 ans, cette vidéo présente un jeune homme endormi à l’arrière d’un triporteur. Plongé dans ses rêves, donc hermétique à tout ce qui l’environne, il semble détaché des paysages nocturnes qui défilent dans son dos. Il apparaît comme la concrétisation de l’expression “Dormir sur un volcan”…

Autres travaux :

2440

2440

Armée des signes

2440

– Verre, livre (édition originale de 1775), pierres – 2017.

Armée des signes 2

sous titre

2440 est un livre sous globe, posé en équilibre sur une pierre : L’an deux mille quatre cent quarante de Louis-Sébastien Mercier, considéré comme le premier roman d’anticipation de l’Histoire, dans son édition originale de 1775.

Un vieil in-octavo de 242 ans semblant avoir été parachuté presque accidentellement dans notre présent, et qui nous informe de notre monde dans 423 ans.

Le livre est maintenu entrouvert sur l’une de ses premières pages, sur laquelle figure l’exergue du roman : « Le temps présent est gros de l’avenir… ».

La clef se trouve dans la suite de cette citation de Leibnitz, étrangement escamotée : « … le futur se pourrait lire dans le passé. ».

Autres travaux :