Mais l’éclat des lointains

Mais l’éclat des lointains

Mais l'éclat des lointains

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Bois, laiton chromé, aluminium, résine de papier, pvc, peinture acrylique, nacre… - 2018

Mais l’éclat des lointains se présente comme la mécanique éclatée de la production de l’écho, dont tous les éléments orbitent les uns autour des autres sans jamais pouvoir s’atteindre. Ils n’interagissent que par le biais de leur éclat, c’est-à-dire en se réfléchissant les uns les autres. Ce mobile esquisse un parallèle avec l’exploration spatiale, qui, à mesure qu’elle progresse, est de plus en plus abstraite soit étymologiquement « séparée », car il y a une inadéquation essentielle, presque ontologique, entre l’être humain et ces lointains.

L’équilibre de l’ensemble est créé par une petite perle, qui concentre à elle-seule l’impossibilité du contact et en même temps la beauté de cette impossibilité, puisque c’est paradoxalement en raison de son inadéquation avec son milieu qu’elle a été recouverte de nacre et a atteint sa perfection.

L’endroit où l’ombre

L’endroit où l’ombre

La sculpture d’angle L’endroit où l’ombre se compose d’une corde, d’un ancien seau de ferme et d’une découpe de miroir.

Faisant allusion à un puits, cette sculpture suscite la curiosité du spectateur et parvient à créer une illusion pour celui qui s’y penche.

A la corde tendue entre deux murs est suspendu le seau, placé au-dessus du carré de miroir.

Ce dernier a été évidé à l’endroit où devraient se trouver le reflet du dessous du seau ainsi que son ombre.

La découpe a été placée à l’intérieur du seau, si bien que l’on se demande si le seau est sans fond, ou si le miroir et le seau ont jamais vraiment été délimités.

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