Visions Liminaires

Visions Liminaires

Visions Liminaires

Visions Liminaires

– Pigment prints Fine Art, cuts – 2015-2016.

The Visions Liminaires series offers a visual study of the historical echoes phenomena.

Each piece of this series takes the form of a combination of images from a variety of sources, but all depicting key historical moments.
The images consist in circular cutouts of different sizes, superimposed over one another: in the forefront, the cutout in the bigger and paler picture allows smaller and smaller (and darker and darker) pictures to be seen.
Positioned at the bottom of the assemblage, almost illegible, the smallest and darkest picture can be considered as its core, the origin of other events (more easily visible), that would have interacted freely which each other.

Referring to Dante Alighieri’s cosmology in The Divine Comedy, the Visions Liminaires series suggests that the matrix of an historical event should be a relatively innocuous fact which, after having resonated with other elements (possibly anachronistic), would have taken unexpected proportions and orientation.

More works :

Mais l’éclat des lointains

Mais l’éclat des lointains

Mais l'éclat des lointains

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Bois, laiton chromé, aluminium, résine de papier, pvc, peinture acrylique, nacre… - 2018

Mais l’éclat des lointains se présente comme la mécanique éclatée de la production de l’écho, dont tous les éléments orbitent les uns autour des autres sans jamais pouvoir s’atteindre. Ils n’interagissent que par le biais de leur éclat, c’est-à-dire en se réfléchissant les uns les autres. Ce mobile esquisse un parallèle avec l’exploration spatiale, qui, à mesure qu’elle progresse, est de plus en plus abstraite soit étymologiquement « séparée », car il y a une inadéquation essentielle, presque ontologique, entre l’être humain et ces lointains.

L’équilibre de l’ensemble est créé par une petite perle, qui concentre à elle-seule l’impossibilité du contact et en même temps la beauté de cette impossibilité, puisque c’est paradoxalement en raison de son inadéquation avec son milieu qu’elle a été recouverte de nacre et a atteint sa perfection.

L’Emanticipation (series)

L’Emanticipation (series)

L'Emanticipation

L'Emanticipation (série)

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Peinture à l'huile sur toile de lin pliée - 2016 - 2020

L'Emanticipation

L’Émanticipation est un quotidien de fiction situé entre 2028 et 2051, entièrement peint à la main sur toile, dont le titre est né de la fusion des termes « Emancipation » et « Anticipation » : une injonction venue du futur à vivre dans le présent.

Cette série joue sur les différentes acceptations du mot « journal », de l’objectivité d’une publication périodique à la subjectivité du journal intime. Au travers de ses articles, parfois uchroniques, apocalyptiques ou « moralistes », confrontant les idées et les formes à la manière d’un vaste collage, elle est un support pour des expériences picturales et littéraires. L’Émanticipation fonctionne ainsi comme une matrice pour d’autres œuvres, telles que les Prétextes, L’Armée des signes, les Forêts...

Le fait de peindre un journal sur toile questionne également le passage du temps, l’attention qu’on lui accorde et ce qu’il nous en reste. En effet, un « vrai » quotidien imprimé ne « dure » qu’un seul jour : dès le lendemain de sa parution, il est dépassé, il devient un rebut. Or la peinture sur toile confère une aura particulière à l’image représentée ; elle induit un travail patient et impliqué, comme si la journée dont ce journal peint relatait les événements avait duré bien plus de 24 heures.

Cet aspect d’étirement ou de cristallisation du temps présent est encore renforcé par l’aspect sculptural des doubles pages de L’Émanticipation lorsqu’elles sont fixées au mur : elles gagnent alors en volume, semblent solidifiées et acquièrent ainsi une dimension sculpturale.

Dans la veine de l’article inaugural de L’Émanticipation qui relatait, à la suite d’un énième échec spatial, l’impression de déréliction, ou sentiment d’avoir perdu la grâce, éprouvée par de certains, de nombreux articles et vignettes (présentés en doubles pages ou en coupures) dépeignent une humanité dépassée par des changements qu’elle ne maîtrise plus, mais qui ne s’est pas encore totalement résolue à s’abandonner à son sort.

L'Emanticipation
L'Emanticipation
L'Emanticipation
Forêt

Forêt

Forêt (série)

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Peinture à l’huile et acrylique sur toile de lin, encadrement- 2018 - 2020

La toile, c’est le rapport à la trame (de l’Histoire), qui suggère une succession de strates. C’est également le support autorisant la mobilité de la peinture, à mi-chemin entre les fresques, qui restaient à demeure, et les tapisseries, qui furent les premières œuvres picturales itinérantes. 

Certains tableaux sont la superposition de plusieurs œuvres dont nous ne pouvions admirer, jusqu’à récemment, que la couche picturale la plus récente, la ou les couche(s) antérieure(s) ayant été recouverte(s). Ceux-là abritent donc des images fantôme, invisibles mais bien présentes. Les nouvelles technologies permettent paradoxalement de dévoiler ces couches antérieures, et autorisent la cohabitation entre différentes temporalités. 

Les Forêts proposent une réflexion sur l’évolution des œuvres d’art dans le temps, dans leur forme et leur réception. Elles représentent l’écrasement, la superposition et la révélation de trois états de toiles fictives : - la première strate (en bleu - «blueprint»), présenterait une toile vue aux rayons x ; - la deuxième strate est constituée d’une tapisserie en « verdure » qui aurait été tissée sur la toile peinte ; - la troisième strate est celle, contemporaine, qui après gommage numérique, révélerait en partie la strate primitive et la ferait cohabiter avec la deuxième strate, créant une tierce image picturale, à mi-chemin entre présence et absence. 

Ainsi le présent est-il figuré par la matérialisation concrète d’une coexistence a priori impossible. 

L’Armée des signes

L’Armée des signes

Armée des signes

L'Armée des signes

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(3900 à 3600 av JC) matériaux composites - 2017 - 2020

Comme une bouteille jetée dans les flots du temps.

Partant de l’idée qu’une technique développée il y a plusieurs milliers d’années avant d’être complètement oubliée, puisse aujourd’hui faire l’objet des recherches scientifiques les plus innovantes, la série L’Armée des signes investigue la lévitation acoustique, permettant de déplacer des masses par le biais d’ondes sonores, actuellement seulement à ses prémisses dans des laboratoires de pointe.

En réfléchissant aux conditions d’existence des objets , ce corpus d’oeuvres interroge le rapport de l’Homme à l’Histoire et en particulier à l’Histoire de la technique, et questionne ainsi les notions de progrès et d’entropie culturelle.